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L'édition 2008-2009 est lancée !

77 équipes se sont affrontées virtuellement l'année dernière. Comme en 2007, l'Iteem est sortie vainqueur d'un concours pourtant très relevé. Centrale Paris et l'IMERIR complèteront le podium.

Le challenge redémarre donc d'ici quelques mois, et l'heure est désormais aux inscriptions. Étudiants d'écoles d'ingénieurs et de management, vous avez jusqu'au 18 novembre prochain pour prendre part à cette nouvelle aventure.

Au chapitre des nouveautés, l'équipe WinStrat ajoute du jeu : 3 cycles supplémentaires pour les 4 meilleurs de chaque poule (demi-finales). La disparition de la moitié des concurrents en fin de jeu promet de rudes batailles sur les dernières années...

Le modèle a été également revu, pour gagner en réalisme, avec notamment : - une optimisation de l'algorithme de livraison, - une plus grande sévérité sur l'endettement, et des sanctions plus importantes pour le découvert, ...

L'interface de saisie est désormais plus ergonomique. Je vous invite à constater par vous-même dans la section "Démonstration".

Enfin, voici l'affiche que vous retrouverez bientôt dans votre établissement.

A très bientôt sur le challenge. Créez un espace pour vous faire connaître !

Laurent LAVOGIEZ, organisation

L'analyse de la phase éliminatoire

Pourquoi le gagnant a-t-il gagné ?

Les analyses que vous pourrez télécharger tentent de répondre à cette question, poule par poule de phase éliminatoire. Elles mettent en valeur les stratégies des vainqueurs et sont étayées de plusieurs graphiques.

Poule A Poule B Poule C Poule D Poule E Poule F Poule G Poule H

... la synthèse sur un fichier : Phase éliminatoire

La finale WinStrat 2008 en quelques mots...

C’est au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi que s’est déroulée la finale du challenge WinStrat 2008.
Le Centre de conférences Pierre Mendès France, lieu prestigieux au cœur du Ministère, a accueilli les 12 équipes ce 21 mars 2008 pour une journée intense.

A 9 h, les 12 équipes étaient prêtes : installées par îlots, informatisées, elles se préparaient à l’affrontement final.

Première surprise : le scénario a totalement changé ! Toutes et tous pensaient fabriquer et vendre le minimatic et autre rotamatic, sur toute la planète, comme en phase éliminatoire. Erreur ! Les organisateurs avaient encore brouillé les cartes, en créant un univers totalement original. De multinationales, les entreprises devenaient PME françaises. Du jouet, on passait aux instruments de climatisation « chaud » et « froid ».
Reprenant les régions d’origine des participants, le scénario proposait 6 zones d’implantation, du Nord à la Méditerranée, en « passant par la Lorraine ». Le premier cycle de jeu consistait dans le choix de l’entreprise de départ, en fonction du classement de phase éliminatoire, dominée par l’équipe SUPELEC-DASSAULT SYSTEMES.

Les 45 minutes laissées aux finalistes passèrent à une vitesse folle, tout comme le premier cycle réel de la finale. A ce jeu-là, l’ICAM et l’ITEEM - CREDIT AGRICOLE se distinguèrent, réussissant le pari de la rentabilité dès la première année d’exercice. L’IMERIR se fit également remarquer par un chiffre d’affaires impressionnant (3 fois supérieur à la moyenne des concurrents). La stratégie de volume était clairement affichée…
Les années suivantes furent dominées successivement par CENTRALE PARIS – ORESYS et l’ITEEM – CREDIT AGRICOLE. Le duel était lancé. L’année 6 allait être déterminante. La tension était palpable, dans cette superbe salle, où accompagnants et partenaires se faisaient de plus en plus nombreux.
La remise des prix put débuter. Le président paternaliste Roland LOOSES remercia tout d’abord la « famille WinStrat » : étudiants, partenaires et organisateurs écoutèrent attentivement rappeler l’histoire du challenge, et évoquer son avenir. Durer, améliorer et fédérer entreprises et écoles sont les objectifs pour l’édition suivante.

Du 12ème prix, la malheureuse ESIGELEC 1 (aucun point dans cette finale) au 4ème (l’ICAM de Lille), les participants se succédèrent le sourire aux lèvres. Le comité accorda cette année un prix spécial à la société virtuelle la plus soucieuse de l’environnement. C’est finalement l’ICAM qui repartit dans le Nord avec le prix du développement durable… et avec une joie non dissimulée ! Que dire alors de l’explosion de bonheur de l’IMERIR de Perpignan à l’annonce de leur 3ème place ! La stratégie de forte croissance avait finalement payé en année 6, l’année la plus coefficientée. L’animateur délivra enfin l’ITEEM – CREDIT AGRICOLE en annonçant le deuxième prix : CENTRALE PARIS – ORESYS. L’équipe nordiste avait dépassé les parisiens lors de la dernière manche. C’est avec une satisfaction et un soulagement immenses qu’Alexis DESTOMBES et ses partenaires montèrent sur le podium pour recevoir la coupe et le chèque de 6 000 €.
L’ITEEM, école fondée par l’Ecole Centrale de Lille et l’Ecole Supérieure de Commerce de Lille, inscrit donc pour la deuxième fois consécutive son nom au palmarès de l’épreuve. Ce deuxième titre récompense un groupe qui a toujours privilégié une gestion rigoureuse de son entreprise, avec une capacité d’adaptation hors du commun. Il met en valeur également la remarquable efficacité de son travail d’équipe.

Les écoles d’ingénieurs et de management sont désormais prévenues : il sera délicat de déloger l’ITEEM de la première place du challenge.


Le défi est lancé pour l’édition prochaine !...

Les premières photos de la finale

Vous trouverez en suivant le lien les premières photos de la finale du challenge WinStrat 2008 remportée cette année par l'ITEEM - Crédit Agricole.

Cliquez ici

A bientôt pour un résumé de la finale.

Les finalistes de l'édition 2008

La phase éliminatoire du concours est désormais terminée.
Nous connaissons les équipes qui défendront leurs couleurs lors de la prochaine finale parisienne.

En voici la liste :
- ESIGELEC 3
- ESIGELEC 1
- SUPELEC - DASSAULT SYSTEMES
- ISA
- ICAM
- IMERIR
- MINES DOUAI 1
- CENTRALE PARIS 2 - ORESYS
- ESSTIN - DALKIA
- MINES ALBI - CREDIT AGRICOLE
- ITEEM - CREDIT AGRICOLE
- ENSMM

Téléchargez le classement général des éliminatoires de cette édition en cliquant ici.

Années 5 et 6 : l'hélimatic au coeur des débats

La fin du challenge s’annonce palpitante. Même si, dans la plupart des poules, le leader sera difficilement battu, la deuxième place reste source de convoitise. En moyenne, 16 points séparent le premier du deuxième. La différence entre le deuxième et le troisième est elle beaucoup plus disparate : au minimum 2 points jusque 34 points dans la poule D. En poule H par exemple, la compétition est rude. L’ENSMM 1 semble s’essouffler après des années 4 et 5 réussies. L’ITEEM – CREDIT AGRICOLE, TELECOM BRETAGNE – LESJEUDIS.COM et les MINES ALES 2 sont dans une meilleure dynamique. Les deux dernières années réservent à mon sens leur lot de surprises. En poule G, l’ISTASE qui dominait les débats depuis l’an 2, marque un temps d’arrêt, et ses 24 points d’avance peuvent fondre comme neige au soleil, sous la pression des MINES ALBI – CREDIT AGRICOLE et de l’IFIPS. Certaines poules semblent au contraire jouées. Qui viendra détrôner l’ICAM et l’IMERIR dans la poule D ? Dans la poule C, l’ISA et SUPELEC – DASSAULT SYSTEMES (meilleur total toutes poules confondues !) sont à l’abri d’un retour des concurrents. Bravo tout de même à l’ESPEME 2 qui réalise le meilleur résultat toutes poules confondues : près de 37 millions d’euros de résultat net sur l’année 6 ! De quoi éponger un passif vertigineux… Côté établissements, félicitons l’Ecole des Mines de Douai, qui place deux équipes en tête de poule (B et E). L’école « parraine » du challenge se placera peut-être en finale cette année !

L’évènement majeur des deux dernières années est sans conteste l’incident sur l’hélimatic : aucune vente n’est en effet possible pour un niveau de finition inférieur à 4, sur la surface du globe. La polémique née de cette interdiction (contestation des nouvelles normes de sécurité par de nombreux producteurs lésés) montre l’importance stratégique du secteur. Le robomatic info, ambigu sur certains aspects, aurait dû tout de même alerter les sociétés sur le principe de précaution, qui prévaut quand on traite de sécurité. En bref, cet épisode restera un mauvais souvenir à vite oublier pour rebondir en année 7 ! Quel impact aura la hausse du carburant pour cette année ? Une tendance à « rapprocher » les lieux de production des zones de vente ? Ou alors une perte de marge largement compensée par des volumes qui deviennent colossaux ? De façon générale, notons que la majorité des sociétés gagnent désormais de l’argent sur leur dernier exercice (58 % en fin d’année 6). De plus en plus d’acteurs émettent des actions sur le marché, afin d’obtenir des financements supplémentaires (1/3 des entreprises en année 6). L’endettement général reste toutefois très lourd : 73 % des entreprises n’équilibrent pas emplois et ressources, générant des pénalités mettant en péril leurs performances. Certaines poules se jouent en effet sur la capacité à financer la croissance. Les plans de financement « ficelés » s’achètent désormais à prix d’or !!! Rendez-vous donc dans deux ans pour la fin du suspens !

Conjoncture années 6 et 7

Au menu de l'année 6, le drame mondial de l'hélimatic fait la une. Pour l'année 7, le développement durable est encore au programme. Bonne lecture !

Télécharger le robomatic info an 6

Télécharger le robomatic info an 7

Conjoncture années 4 et 5

Un peu de lecture pour ces années 4 et 5 qui voient la naissance de plusieurs produits nouveaux : l'hydromatic et l'hélimatic.

Télécharger le robomatic info an 4

Télécharger le robomatic info an 5

Années 3 et 4 : la compétition fait rage

Quelle que soit la poule, WinStrat promet de belles surprises et des retournements de situation d’ici la fin des éliminatoires. En poule A, 4 équipes se tiennent en 3 points, en poule E, SUPELEC et l’Ecole des Mines de Douai sont au coude à coude. La seconde place de la poule G est très disputée, et chacun garde une chance. Enfin, la poule H est nettement la plus serrée. Hormis l’ENSMM qui a pris une (faible) longueur d’avance, 6 équipes se tiennent en 3 points, promettant un féroce combat dès l’année prochaine. Quelles stratégies sont gagnantes à mi-parcours ? Deux styles s’opposent toujours, et une troisième tendance apparaît. D’un côté, certaines sociétés ont misé sur la différenciation haut de gamme, favorisée par l’émergence du spidermatic, et plus récemment par l’ouverture sur l’hydromatic et l’hélimatic. Par ailleurs, en année 4, 57 % des concurrents commercialisent le spidermatic, 36 % l’hélimatic et seulement 25 % l’hydromatic. Autre facteur positif, l’accroissement du niveau de technicité en Russie permettra désormais la fabrication du rotamatic à moindre coût, avec un marché japonais proche et toujours friand du jouet parlant. A contrario, d’autres leaders ont misé sur l’effet volume, sur des produits stables comme le minimatic ou le gigamatic à la création, et ouvrent les marchés à tout va. Le but est ici de profiter d’installations industrielles éprouvées, et d’amortir au mieux les coûts fixes par la diversification du portefeuille produits. Ces structures, à la rentabilité moins importante, misent avant tout sur l’explosion du chiffre d’affaires. Le risque néanmoins est plus important : une mauvaise anticipation du marché génère des stocks mettant en danger l’équilibre emplois et ressources. La maîtrise des coûts commerciaux et des coûts de transport fait partie des clefs du succès pour ces entrepreneurs ambitieux. Une troisième stratégie apparaît sur cette année 4 : nous la nommerons « le développement sélectif ». L’idée est de parvenir à canaliser son développement, en privilégiant les produits et marchés les plus rentables, tout en étant attentif au risque financier. Quelques équipes ont apparemment développé des outils d’aide à la décision perfectionnés, leur permettant de valider leurs choix d’implantation ou de retrait dans certains pays et sur certains produits. « Investir juste » mènerait-il à la victoire finale ? Nous en reparlerons dans quatre ans.

Côté implantations, la Chine est logiquement très prisée pour ses coûts de main d’œuvre encore attractifs, mais le Brésil et la Lituanie attirent de plus en plus les investisseurs. Pour le High Tech, les Etats-Unis constituent un pôle incontournable, loin devant le Japon.

A mi-parcours, nous pouvons effectuer un point sur la situation financière des entreprises. 1/3 d’entre elles sont parvenues à dégager des bénéfices au bout de 4 an, en cumulé, mais rares sont celles distribuant des dividendes aux actionnaires, les perspectives de développement étant encore importantes. De manière générale, l’endettement est élevé : les directeurs financiers sont réticents à l’idée de contracter de nouveaux emprunts et les investissements sont financés en majorité… par le découvert ! Le total des pénalités distribuées donne le vertige : tout laisse à penser que le manque de financement constitue désormais une fatalité. Alors bien sûr les solutions existent, comme diminuer le stock, avec le risque cependant de ne pas livrer l’ensemble des commandes. 22 % des entreprises ont parié sur l’ouverture de leur capital, afin de contrer cette tendance. Les émissions d’actions sont toutefois frileuses, puisque le taux de possession du capital reste dans tous les cas supérieur à 86 %.

En conclusion, nous sommes d’avis que rien n’est encore joué pour le moment : le gagnant des 4 années à venir peut encore empocher 110 points, son dauphin 66… La phase de développement touche désormais à sa fin. Equilibrer les comptes et maîtriser les coûts vont devenir cruciaux dans cette deuxième partie. La concurrence va s’accélérer, et les investissements massifs en publicité et en recherche devraient désormais commencer à être rentabilisés. Rendez-vous à tous dans deux ans pour un nouveau point, et d’ici là, nous vous souhaitons bonne chance !

Premier témoignage d'une série de 3 réalisé par Rafik ASSAF de l'Ecole Centrale de Paris

Avec la SG comme sponsor, j'ai participé au concours WinStrat 2007. Je faisais partie d'une équipe assez atypique, étant donné que chaque membre habitait dans une région différente du monde : New York, Boston, Paris, Toulouse, à 4 on faisait des permanences de 24h/24 ! Ceci a rajouté une difficulté au concours mais grâce au soutien sans faille de la Société Générale, nous avons réussi à atteindre la finale.

Je suis actuellement en 3eme année à l'Ecole Centrale Paris. J'ai fait une année de césure l'année dernière pendant laquelle j'ai effectué un premier stage de 6 mois à la Société Générale à La Défense. Ayant bien plu à mes employeurs, on m'a proposé de poursuivre 6 mois de stage à la Société Générale à New York. Là-bas, j'ai eu beaucoup de responsabilités très vite. L'expérience était très enrichissante tant au niveau personnel que professionnel. L'avantage d'être à la SG, c'est qu'on ne fait plus la différence entre stagiaire ou employé tant que votre travail est bien accompli.

Quelques conseils pour les futurs participants: Il faut passer beaucoup de temps au début pour définir votre stratégie, et une fois définie, essayer de ne plus trop changer. Il ne faut pas oublier de prévoir les réactions de vos concurrents aux décisions que vous prenez. WinStrat est une très grande expérience aussi en terme de travail en équipe. Profitez-en...

R.A. Ecole Centrale de Paris

Interview de Vincent PICHELIN de l'ESSTIN DALKIA

Notre équipe a contacté Vincent PICHELIN de l’équipe ESSTIN – DALKIA le 21 décembre 2007 afin, dans un premier temps, de le féliciter pour son magnifique parcours (30 points sur 30 possibles) et aussi pour lui poser quelques questions sur son actualité dans le challenge.

WinStrat : Bonjour Vincent, peux-tu en quelques mots nous décrire ton expérience actuelle sur WinStrat ?
Vincent PICHELIN : C’est tout simplement génial ! Nous débuts ont été difficiles. Nous ne parvenions pas à calculer la rentabilité des produits, à comprendre les documents de gestion,…Nous avons contacté nos amis en école de commerce, un enseignant de l’école et des anciens participants à WinStrat afin d’acquérir les connaissances de bases indispensables avant de commencer. Aussi, lors de la réception du dossier de départ, nous avons travaillé l’équivalent de 2 à 3 jours afin d’établir notre stratégie, nos premières implantations, etc. Désormais, notre groupe commence à être rodé. Nous sommes mieux structurés et prenons sans difficultés nos décisions. Nous réservons régulièrement une salle le jeudi après midi et nous réunissons pour plancher sur la situation.

WS : D’où vous est venue votre motivation ?
VP : Il y a deux ans, nous avions l’intention de participer au challenge WinStrat. Cependant, nous ne disposions pas des connaissances suffisantes pour aborder sereinement la simulation. Nous n’avons pas participé l’année dernière, car étions à l’étranger (Ecosse, Suède, Allemagne) en ERASMUS. Cette année, lors d’un forum sur la création d’entreprise, nous nous sommes rencontrés et avons décidé de s’unir afin de concourir. Durant notre scolarité, nous avions participé à une autre simulation. Cette expérience a conforté notre envie et nous a finalement décidé.

WS : Comment avez-vous trouvé votre sponsor DALKIA ?
VP : Nous avons mis environ 1 mois pour trouver notre financement (formule « Sponsor »). Au début, nous avons exploité la base de données des anciens élèves et avons envoyé un mailing général. Mais celui-ci ne s’est pas avéré payant. Nous avons donc profité d’un projet industriel que nous poursuivons en 4ième année à l’ESSTIN pour solliciter notre client industriel : DALKIA. Celui-ci a répondu favorablement et nous a permis d’être présent aujourd’hui. Nous l’en remercions par ailleurs.

WS : Avez-vous endossé un rôle de relais au sein de votre école ?
VP : Puisque nous avons déjà effectué notre PIVE (Projet d’Investissement à la Vie de l’Ecole) en deuxième année, nous ne sommes pas tenus de rendre compte à notre école de la tournure des événements. Cependant, nous faisons régulièrement un point avec les membres de la direction et avec le service communication. Nous avons même enregistré une interview pour la radio universitaire Fréquence FAC, diffusée mercredi dernier.

WS : Pouvez-vous nous dire un mot sur votre stratégie ?
VP : Puisque cette interview est diffusée à l’ensemble des participants au challenge, je ne peux m’étendre sur le sujet. Je peux simplement vous dire que notre objectif n’est pas d’être loin devant sur certains critères composant le score mais plutôt de se positionner en tête sur le plus grand nombre d’entre eux. Je m’arrêterai là car la confidentialité doit être notre maître mot.

WS : Enfin, une dernière question : Si c’était à refaire…
VP : Nous le referions sans hésiter. Nous comptons d’ailleurs nous réinscrire pour la prochaine édition du challenge WinStrat 2008-2009. Nous avons même noté quelques améliorations que les concepteurs du jeu pourront apporter afin de rendre le modèle encore plus réaliste l’année prochaine. Enfin, je profite de cet entretien pour remercier l’équipe WinStrat pour cette aventure.


Nous te remercions aussi Vincent pour le temps que tu nous as consacré et te souhaitons à toi et à ton équipe bon vent et peut-être à bientôt pour la finale nationale en mars 2008.

12 équipes en finale

Pour cette édition, nous retiendrons 12 équipes parmi les 77 inscrites, pour participer à la finale du challenge, à Paris, en mars 2008. Seront qualifiées pour la finale...

  • les 8 équipes premières de leur poule (de A à H), à la fin de l’année 8, sur le classement cumulé par points
  • les 4 équipes meilleures deuxièmes à la fin de l’année 8, toutes poules confondues, déterminées par rapport au total de points acquis

En cas d’égalité en fin d’année 8, les ex-aequo éventuels seront départagés en fonction des critères suivants :

  • nombre d’années en première position
  • en cas d’égalité, meilleure rentabilité d’exploitation cumulée

SEULS LES PREMIERS ET DEUXIEMES DE POULE PEUVENT PRETENDRE PARTICIPER A LA FINALE.

La finale aura lieu sur une journée, à Paris, en mars 2008. La date est pour le moment fixée au 21 mars 2008, sous réserve de modification.

Les 12 équipes appartiendront au même univers concurrentiel. Le scénario proposé sera totalement différent.

L’ENTREPRISE DIRIGEE NE SERA PAS CELLE DE LA PHASE ELIMINATOIRE.

Les documents de départ (contexte et paramétrage) seront fournis LE JOUR DE LA FINALE. Le challenge se déroulera cette fois-ci sur 5 cycles :

  • Cycle 1 : 2 h (y compris étude des documents de départ)
  • Cycles 2 à 5 : 1 h par cycle

Le système de classement sera identique à celui de la phase éliminatoire. Les coefficients par année et le nombre de points distribués seront communiqués en début de jeu.

Années 1 et 2 : entre ombres et lumières

Après deux premières années riches d’enseignements, de nombreuses zones d’ombre ont disparu du tableau, révélant de concert erreurs communes et stratégies gagnantes.

L’objectif de cet « édito » n’est pas d’expliquer, poule par poule, les stratégies de chacun. Ce serait déplacé et synonyme de trahison ou d’espionnage par certaines entreprises soucieuses de conserver la primauté de stratégies innovantes. L’idée est plutôt de généraliser certaines tendances constatées dans ce début de jeu.

En deux ans, quatre nouveaux produits sont apparus, sur un marché où le minimatic et le gigamatic semblaient irremplaçables au pied du traditionnel sapin de noël. Le rotamatic nous fait entrer dans l’ère du jouet intelligent, avec les déboires que l’on connaît (voir robomatic an 2). L’ultramatic et le maximatic amèneront une bouffée d’air frais, et du potentiel de développement pour l’avenir.

De manière générale, deux stratégies apparaissent : la première, fondée sur une politique d’investissements, consiste à miser sur le produit phare (le gigamatic). La demande mondiale annuelle dépasse les 2 millions de pièces. La technologie éprouvée permet une implantation dans les pays à bas coûts, garantissant une marge, bien souvent très mince. A ce propos, certaines entreprises voulant s’affranchir de coûts de transport onéreux, ont opté délibérément pour une production du gigamatic dans les pays occidentaux. Les résultats négatifs des premières années devraient refroidir leurs ardeurs, et la délocalisation des lignes de production s’annonce imminente.

Le rotamatic nécessite l’installation d’une usine « High tech », dans les pays industrialisés (France, Etats-Unis, Japon ou Irlande). Les risques financiers tels que la lourdeur de l’investissement et un potentiel faible au départ n’ont cependant pas freiné de nombreuses entreprises, qui ont pris le pari de se lancer sur le produit, avec bonheur la plupart du temps. En effet, les sociétés positionnées uniquement sur le rotamatic sont les seules à réaliser des rentabilités à deux chiffres, au détriment d’un volume d’activité relativement faible par rapport à la moyenne. Gageons que la croissance soutenue du marché, accompagnée du lancement du spidermatic en année 3, devraient être synonymes de succès, et donc de convoitises, dans les années à venir.

Dans cette phase de création, les entreprises rencontrent d’importants problèmes de financement (2/3 des sociétés connaissent un déséquilibre emplois/ressources générateur de points de pénalité). Au chapitre des causes, on citera le plus souvent les quantités en stocks : plus de 50% des sociétés connaissent des problèmes de trésorerie dus à un stockage très important (plus de 100 millions d’euros en stock parfois !). La clef du succès réside ici dans la capacité de prévoir, et d’adapter l’offre à une demande en pleine mutation. De manière générale, le conseil majeur que l’on peut formuler à la vue des premiers chiffres, c’est de réaliser systématiquement le plan de financement annuel avant de réinvestir. Seule une analyse précise des risques et opportunités permettra d’éviter le spectre des 35 points de pénalités. Autre raison des défaillances financières, le résultat des deux premières années est majoritairement négatif (2 sociétés sur 3). La croissance du marché, la diversification de l’offre et la tenue de prévisionnels rigoureux constituent les solutions aux soucis de rentabilité de chacun.

La poule H semble être pour le moment la plus relevée : 5 équipes sur 9 sont d’ores et déjà en bénéfice au bout des deux ans, et la lutte est féroce pour la première place : l’ITEEM – CREDIT AGRICOLE, l’ENSMM et les MINES d’ALES se partagent la première place avec 10 points. L’Ecole des Mines de Douai, en plaçant deux équipes en tête dans les poules B et E, est l’établissement débutant le mieux la compétition. Citons enfin la performance de l’équipe ESSTIN – DALKIA, dans la poule F, qui cumule 20 points sur 20 possibles.

Bravo à tous les concurrents et bonne chance pour la suite !

Télécharger le robomatic info an 3

Conjoncture années 1 et 2

Le marché du robomatic (jouet radiocommandé) s'avère riche et complexe : le minimatic (jouet pour enfant) et le gigamatic (buggy) constituent les produits stars. Une nouveauté technologique vient compléter la gamme : le rotamatic. Robot intelligent, son avenir est prometteur, mais sa fabrication posera nécessairement problème... Télécharger le robomatic info an 1

En année 2, vous découvrirez les charmes lituaniens, et serez les premiers à admirer les deux nouveautés : l'ultramatic, un char radiocommandé, et le maximatic, superbe aéroglisseur.

Télécharger le robomatic info an 2

Un actionnaire généreux

Soucieux du développement de votre entreprise, votre actionnaire majoritaire vous donne la possibilité d’augmenter le capital pour un total de 4 000 k€ (400 000 actions de 10 €). L’augmentation n’est possible qu’en une fois, par simple demande par messagerie interne.

Nous vous rappelons également que l’émission d’actions sur le marché n’est possible qu’à partir de l’année 4.